jeudi 28 juin 2007

La Trilogie à Zurich

Je reviens d'un séjour en Europe initié par quelques représentations de la Trilogie des Dragons à Zurich, suivi d'un court séjour en Italie à Gênes, La Spezia et Milan.

Les Zurichois ont très bien accueilli notre spectacle à la Schiffbau. Très peu de réactions mais une écoute exemplaire et, à la fin de chaque représentation, une claque qui s'amplifiait au fil des rappels. Ma femme, qui assistait au spectacle pour la 3e fois et pour la première fois en terre étrangère, a été impressionnée par l'accueil du public. Quant aux habitants de la ville, somme toute petite (350 000 hab.), ils nous ont paru bien sympathiques mais plutôt distants. Zurich est un pur bonheur à arpenter : propre, silencieuse, bordée de colline entre lesquelles s'insèrent le lac, des rivières et des canaux. L'illusion de ce que pourrait devenir la Terre entière si on y mettait du nôtre.

Quant à l'Italie du Nord, Ligurie et Lombardie, beaucoup de monde (trop ?) qui ne cherchent visiblement pas à contrôler leurs décibels. Une vie grouillante même dans une ville de plus petite importance comme La Spezia (100 000 hab.) au fond de la baie des Poètes. Des services offerts de manière bien sympathique mais, c'est vrai, il est très difficile d'être tout à fait autonome lorsqu'on s'y pointe en touriste. À mettre au rang des qualités : le "vivre et laisser vivre" qui prévaut partout, même à Milan, ville de la mode et du design, et la grande gentillesse des Italiens. La quantité d'oeuvres d'art que recèle ce pays est toujours impressionnante. Au final, nous avons adoré notre séjour. Petite mention pour l'hôtel Aurora sur le corso Buenos Aires à Milan - accueil, service, qualité et prix difficile à battre.

Je suis de garde à la maison pour les trois prochaines semaines. Ma fille a profité de notre absence pour conclure en beauté sa première année élémentaire. Elle est donc en vacances. Et moi aussi. Musées, grandes marches, lecture, baignade et bicyclette seront au programme. De quoi s'occuper bien comme il faut.

Prochaine escale : Moscou à la mi-juillet. Nous y referons la Trilogie des Dragons dans le cadre d'un evènement entièrement consacré à Robert Lepage. Quatre de ses dernières productions y sont présentées l'une à la suite de l'autre.

lundi 4 juin 2007

Poésie, sandwichs et autres soirs qui penchent

Ce week-end j'étais de la distribution du fantasmatique et défoulant spectacle "Poésie, sandwichs et autres soirs qui penchent" concocté par Loui Maufette et présenté dans le cadre des Théâtres d'Ailleurs à Québec. Pour deux représentations seulement, au travers d'une troupe de 21 comédiens de tous âges et de toutes écoles, je me suis délecté des mots agencés par Patrice Desbiens, Robert Lalonde ou Henri Chassé. Autour de moi, de splendides acteurs et actrices ponctuaient à leur de leur voix, de leur geste ou de leurs silences l'ensemble de cette immense révérence faite à la Poésie. Pure jouissance ! Aux premières loges, je me suis senti des plus privilégié notamment lorsque Esther Gaudette et Clara Furey ont offert leur morceau de danse. Même moment de grâce lors des quelques tours de chants qui étaient proposés. Et la rage de dire qui jaillissait de chacun des lecteurs m'a transporté. Ce serait bien que cette aventure se poursuive car il y a là quelque chose, c'est certain.

mercredi 30 mai 2007

Petite escale

Suis de retour ! Pour une dizaine de jours le temps d'embrasser les enfants et leur maman, de répondre au courrier et de tondre la pelouse. Ensuite direction Zurich, Suisse, où la Trilogie des Dragons sera présentée à la mi-juin.

Notre séjour à Châlons-en-Champagne fut des plus agréable. Nous n'y sommes allés qu'une semaine le temps de jouer deux représentations mais l'accueil à la Comète, le théâtre national, l'accueil des spectateurs et aussi celui des habitants de Châlons en général était super. Toute cette dépense d'énergie en aura donc valu la peine.

vendredi 18 mai 2007

Châlons-en-Champagne, me voilà!

Je serai à Châlons-en-Champagne, France, la semaine prochaine. J'avoue que je suis quelque peu ébranlé. Je n'ai pas réussi à obtenir beaucoup d'information sur cette ville. Ni adresse de resto, ni idée de ce qu'il y a à visiter. Le Routard ne se rend pas là on dirait et, à part une amie qui y est passé il y a quelques années avec un show pour enfant et qui n'a fait que boire du champagne, je ne connais personne qui s'y soit allé.

Si un quelconque lecteur connaît quelqu'un dans le coin là-bas qui connaît quelqu'un a un cousin français, un vrai, qui voudrait montrer ce coin de pays à un Québécois en visite, j'apprécierais qu'on nous mette en contact. Autrement, je sens que je vais encore errer sans but dans une ville étrangère et ça j'ai appris d'expérience que ce n'est pas mon fort...

mercredi 16 mai 2007

La fraction de mon cerveau

Actuellement, je partage mon temps et fractionne mon cerveau en trois projets.

1. De nouveaux ateliers de création au Théâtre Niveau Parking. Notre objectif : proposer en 2008-2009 un nouveau spectacle collectif qui tentera de concilier le style délicat et plein d'humour de Lentement la beauté avec la densité dramatique et les grands thèmes filiaux abordés dans Les Mots fantômes, notre création suivante. Nous en sommes à l'éboration d'un canevas autour duquel nous improviserons. Pour l'instant il est question de labyrinthe et de noosphère... Où cela nous menera-t-il ?...

2. J'ai reçu les textes que je défenderai à la soirée de poésie de Loui Maufette au début juin. Coup de coeur pour le franco-ontarien Patrice Desbiens. Je devrai faire aller la machine à apprendre des textes car c'est quand même dans deux semaines, ça... Je vais à Montréal vendredi pour rencontrer la gang et m'imprégner de l'ambiance.

3. Je devrai dans les prochaines heures me replonger dans La Trilogie des Dragons que nous reprenons en France la semaine prochaine après 1 an et demi d'arrêt. Je l'ai fait une soixante de fois et je ne suis pas angoissé par cette reprise mais quand même... Faut s'y mettre.

Voilà donc les raisons qui ont fait que j'ai un peu moins bien dormi la nuit dernière. Il faut en plus que je retrace mon foutu numéro de Aéroplan car, avec mes 4 allers-retours en Europe d'ici octobre j'ai le feeling que ça pourrais me donner un petit quelque chose au bout...

Je me suis endormi hier sur le film "Caché" de Michael Haneke, parfait pour prendre conscience qu'on est crevé à 22h00 le soir. J'ai quand même eu le temps de me poser la question suivante : est-ce que Daniel Auteuil est un chic type dans le vie ? C'est un méchant bon acteur et il me semble que ça me rassurerait de savoir qu'il ne fait pas trop de conneries et qu'il n'est pas trop chiant... Un genre de modèle quoi...

mercredi 9 mai 2007

Un petit coup de moppe !


Je savoure quelques jours de vacances cette semaine. C'est un pur délice. J'ai eu l'occasion de travailler énormément cette année sur divers projets tous plus stimulants les uns que les autres et j'ai le sentiment du devoir accompli, mais je suis quelque peu essouflé et en bout de course. Je me permet un petit récapitulatif, tiens, question d'archiver tout ça.

L'année a débutée à l'automne 2006 quand j'ai joué dans l'adaptation théâtrale de "On achève bien les chevaux" réalisée par Marie-Josée Bastien. Cette production sera en tournée à travers le Québec à l'automne 2007. Ai enchaîné ensuite avec le projet fou et risqué, "Glengarry Glenross" de David Mamet à Premier Acte (m.e.s. Frédéric Dubois) ; j'étais le doyen du groupe donc je jouais Bill Lépine "La Machine", ce que faisais Jack Lemmon dans le film... Ai poursuivi avec une grosse semaine (8 shows !) de "En attendant Godot" à Ottawa ; j'y joue Lucky et serai en tournée à l'hiver 2008 avec ça. Au Trident, cet hiver, j'ai joué dans "Les Mains sales" de Jean-Paul Sartre. Puis dans "Lentement la beauté" à la Salle Denise-Pelletier à Montréal, puis dans "Le Psychomaton" jusqu'à la semaine dernière. Les projets qui s'en viennent : "La Trilogie des Dragons" à Châlons-en-Champagne à la mi-mai, puis à Zürich en juin et à Moscou en juillet et "Poésie, sandwichs et autres soirs qui penchent", soirée de poésie concoctée par Loui Maufette et présentée au Théâtre d'Ailleurs à Québec au début juin.

Voilà, ça fait du bien de regarder un peu en arrière et de se figurer ce qui s'en vient. À défaut de trouver un sens à toute cette dépense d'énergie, je peux mieux savourer ce repos printannier. Et puis après tout, c'est bien la seule façon honnête que j'ai trouvée pour gagner ma vie.

Allez! Un autre petit coup de moppe pour la suite !

jeudi 3 mai 2007

Le Psychomaton

Après Lentement, la beauté, me voici impliqué dans une nouvelle création : Le Psychomaton (www.psychomaton.com) produit par le Groupe Ad Hoc et présenté ce printemps au Théâtre Périscope à Québec. Avec cette charmante pièce écrite par Anne-Marie Olivier, nous frôlons là-aussi le succès d'estime tant au niveau de la fréquentation de la salle qu'au niveau de l'accueil critique et public du spectacle.

J'observe des similitudes entre ces deux productions printanières pour lesquelles je n'aurai été qu'un interprète, mais dans lesquelles je me serai quand même drôlement impliqué. Il y aurait peut-être un genre propre au théâtre de création à Québec et qui pourrait chapeauter bon nombre d'autres productions douces-amères proposées ces temps-ci au public de la Capitale. Nous offrons, il me semble, un théâtre de proximité, populaire sans être avilisant, un théâtre du quotidien né vraissemblablement de nos préoccupations de citoyens confortables et pourtant mal-à-l'aise à l'abri de bons nombres des dangers qui menacent d'autres groupes humains ailleurs dans le monde. Un théâtre fait d'humilité et de compassion, d'où émergent les grandes remises en question de l'existence et où chacun y trouve son compte.

Plusieurs spectateurs qui auront vu l'une ou l'autre de ces productions nous confieront qu'ils souhaiteraient renouveler l'expérience le plus souvent possible. Personnellement, je compte bien leur en donner l'occasion à nouveau et je continuerai à m'impliquer dans ce genre de production qui, bien que présentée une quinzaine de fois, peuvent avoir des répercussions majeures dans un avenir rapproché. J'en reparlerai.