Suis de retour ! Pour une dizaine de jours le temps d'embrasser les enfants et leur maman, de répondre au courrier et de tondre la pelouse. Ensuite direction Zurich, Suisse, où la Trilogie des Dragons sera présentée à la mi-juin.
Notre séjour à Châlons-en-Champagne fut des plus agréable. Nous n'y sommes allés qu'une semaine le temps de jouer deux représentations mais l'accueil à la Comète, le théâtre national, l'accueil des spectateurs et aussi celui des habitants de Châlons en général était super. Toute cette dépense d'énergie en aura donc valu la peine.
mercredi 30 mai 2007
vendredi 18 mai 2007
Châlons-en-Champagne, me voilà!
Je serai à Châlons-en-Champagne, France, la semaine prochaine. J'avoue que je suis quelque peu ébranlé. Je n'ai pas réussi à obtenir beaucoup d'information sur cette ville. Ni adresse de resto, ni idée de ce qu'il y a à visiter. Le Routard ne se rend pas là on dirait et, à part une amie qui y est passé il y a quelques années avec un show pour enfant et qui n'a fait que boire du champagne, je ne connais personne qui s'y soit allé.
Si un quelconque lecteur connaît quelqu'un dans le coin là-bas qui connaît quelqu'un a un cousin français, un vrai, qui voudrait montrer ce coin de pays à un Québécois en visite, j'apprécierais qu'on nous mette en contact. Autrement, je sens que je vais encore errer sans but dans une ville étrangère et ça j'ai appris d'expérience que ce n'est pas mon fort...
Si un quelconque lecteur connaît quelqu'un dans le coin là-bas qui connaît quelqu'un a un cousin français, un vrai, qui voudrait montrer ce coin de pays à un Québécois en visite, j'apprécierais qu'on nous mette en contact. Autrement, je sens que je vais encore errer sans but dans une ville étrangère et ça j'ai appris d'expérience que ce n'est pas mon fort...
mercredi 16 mai 2007
La fraction de mon cerveau
Actuellement, je partage mon temps et fractionne mon cerveau en trois projets.
1. De nouveaux ateliers de création au Théâtre Niveau Parking. Notre objectif : proposer en 2008-2009 un nouveau spectacle collectif qui tentera de concilier le style délicat et plein d'humour de Lentement la beauté avec la densité dramatique et les grands thèmes filiaux abordés dans Les Mots fantômes, notre création suivante. Nous en sommes à l'éboration d'un canevas autour duquel nous improviserons. Pour l'instant il est question de labyrinthe et de noosphère... Où cela nous menera-t-il ?...
2. J'ai reçu les textes que je défenderai à la soirée de poésie de Loui Maufette au début juin. Coup de coeur pour le franco-ontarien Patrice Desbiens. Je devrai faire aller la machine à apprendre des textes car c'est quand même dans deux semaines, ça... Je vais à Montréal vendredi pour rencontrer la gang et m'imprégner de l'ambiance.
3. Je devrai dans les prochaines heures me replonger dans La Trilogie des Dragons que nous reprenons en France la semaine prochaine après 1 an et demi d'arrêt. Je l'ai fait une soixante de fois et je ne suis pas angoissé par cette reprise mais quand même... Faut s'y mettre.
Voilà donc les raisons qui ont fait que j'ai un peu moins bien dormi la nuit dernière. Il faut en plus que je retrace mon foutu numéro de Aéroplan car, avec mes 4 allers-retours en Europe d'ici octobre j'ai le feeling que ça pourrais me donner un petit quelque chose au bout...
Je me suis endormi hier sur le film "Caché" de Michael Haneke, parfait pour prendre conscience qu'on est crevé à 22h00 le soir. J'ai quand même eu le temps de me poser la question suivante : est-ce que Daniel Auteuil est un chic type dans le vie ? C'est un méchant bon acteur et il me semble que ça me rassurerait de savoir qu'il ne fait pas trop de conneries et qu'il n'est pas trop chiant... Un genre de modèle quoi...
1. De nouveaux ateliers de création au Théâtre Niveau Parking. Notre objectif : proposer en 2008-2009 un nouveau spectacle collectif qui tentera de concilier le style délicat et plein d'humour de Lentement la beauté avec la densité dramatique et les grands thèmes filiaux abordés dans Les Mots fantômes, notre création suivante. Nous en sommes à l'éboration d'un canevas autour duquel nous improviserons. Pour l'instant il est question de labyrinthe et de noosphère... Où cela nous menera-t-il ?...
2. J'ai reçu les textes que je défenderai à la soirée de poésie de Loui Maufette au début juin. Coup de coeur pour le franco-ontarien Patrice Desbiens. Je devrai faire aller la machine à apprendre des textes car c'est quand même dans deux semaines, ça... Je vais à Montréal vendredi pour rencontrer la gang et m'imprégner de l'ambiance.
3. Je devrai dans les prochaines heures me replonger dans La Trilogie des Dragons que nous reprenons en France la semaine prochaine après 1 an et demi d'arrêt. Je l'ai fait une soixante de fois et je ne suis pas angoissé par cette reprise mais quand même... Faut s'y mettre.
Voilà donc les raisons qui ont fait que j'ai un peu moins bien dormi la nuit dernière. Il faut en plus que je retrace mon foutu numéro de Aéroplan car, avec mes 4 allers-retours en Europe d'ici octobre j'ai le feeling que ça pourrais me donner un petit quelque chose au bout...
Je me suis endormi hier sur le film "Caché" de Michael Haneke, parfait pour prendre conscience qu'on est crevé à 22h00 le soir. J'ai quand même eu le temps de me poser la question suivante : est-ce que Daniel Auteuil est un chic type dans le vie ? C'est un méchant bon acteur et il me semble que ça me rassurerait de savoir qu'il ne fait pas trop de conneries et qu'il n'est pas trop chiant... Un genre de modèle quoi...
mercredi 9 mai 2007
Un petit coup de moppe !
Je savoure quelques jours de vacances cette semaine. C'est un pur délice. J'ai eu l'occasion de travailler énormément cette année sur divers projets tous plus stimulants les uns que les autres et j'ai le sentiment du devoir accompli, mais je suis quelque peu essouflé et en bout de course. Je me permet un petit récapitulatif, tiens, question d'archiver tout ça.
L'année a débutée à l'automne 2006 quand j'ai joué dans l'adaptation théâtrale de "On achève bien les chevaux" réalisée par Marie-Josée Bastien. Cette production sera en tournée à travers le Québec à l'automne 2007. Ai enchaîné ensuite avec le projet fou et risqué, "Glengarry Glenross" de David Mamet à Premier Acte (m.e.s. Frédéric Dubois) ; j'étais le doyen du groupe donc je jouais Bill Lépine "La Machine", ce que faisais Jack Lemmon dans le film... Ai poursuivi avec une grosse semaine (8 shows !) de "En attendant Godot" à Ottawa ; j'y joue Lucky et serai en tournée à l'hiver 2008 avec ça. Au Trident, cet hiver, j'ai joué dans "Les Mains sales" de Jean-Paul Sartre. Puis dans "Lentement la beauté" à la Salle Denise-Pelletier à Montréal, puis dans "Le Psychomaton" jusqu'à la semaine dernière. Les projets qui s'en viennent : "La Trilogie des Dragons" à Châlons-en-Champagne à la mi-mai, puis à Zürich en juin et à Moscou en juillet et "Poésie, sandwichs et autres soirs qui penchent", soirée de poésie concoctée par Loui Maufette et présentée au Théâtre d'Ailleurs à Québec au début juin.
Voilà, ça fait du bien de regarder un peu en arrière et de se figurer ce qui s'en vient. À défaut de trouver un sens à toute cette dépense d'énergie, je peux mieux savourer ce repos printannier. Et puis après tout, c'est bien la seule façon honnête que j'ai trouvée pour gagner ma vie.
Allez! Un autre petit coup de moppe pour la suite !
jeudi 3 mai 2007
Le Psychomaton
Après Lentement, la beauté, me voici impliqué dans une nouvelle création : Le Psychomaton (www.psychomaton.com) produit par le Groupe Ad Hoc et présenté ce printemps au Théâtre Périscope à Québec. Avec cette charmante pièce écrite par Anne-Marie Olivier, nous frôlons là-aussi le succès d'estime tant au niveau de la fréquentation de la salle qu'au niveau de l'accueil critique et public du spectacle.
J'observe des similitudes entre ces deux productions printanières pour lesquelles je n'aurai été qu'un interprète, mais dans lesquelles je me serai quand même drôlement impliqué. Il y aurait peut-être un genre propre au théâtre de création à Québec et qui pourrait chapeauter bon nombre d'autres productions douces-amères proposées ces temps-ci au public de la Capitale. Nous offrons, il me semble, un théâtre de proximité, populaire sans être avilisant, un théâtre du quotidien né vraissemblablement de nos préoccupations de citoyens confortables et pourtant mal-à-l'aise à l'abri de bons nombres des dangers qui menacent d'autres groupes humains ailleurs dans le monde. Un théâtre fait d'humilité et de compassion, d'où émergent les grandes remises en question de l'existence et où chacun y trouve son compte.
Plusieurs spectateurs qui auront vu l'une ou l'autre de ces productions nous confieront qu'ils souhaiteraient renouveler l'expérience le plus souvent possible. Personnellement, je compte bien leur en donner l'occasion à nouveau et je continuerai à m'impliquer dans ce genre de production qui, bien que présentée une quinzaine de fois, peuvent avoir des répercussions majeures dans un avenir rapproché. J'en reparlerai.
J'observe des similitudes entre ces deux productions printanières pour lesquelles je n'aurai été qu'un interprète, mais dans lesquelles je me serai quand même drôlement impliqué. Il y aurait peut-être un genre propre au théâtre de création à Québec et qui pourrait chapeauter bon nombre d'autres productions douces-amères proposées ces temps-ci au public de la Capitale. Nous offrons, il me semble, un théâtre de proximité, populaire sans être avilisant, un théâtre du quotidien né vraissemblablement de nos préoccupations de citoyens confortables et pourtant mal-à-l'aise à l'abri de bons nombres des dangers qui menacent d'autres groupes humains ailleurs dans le monde. Un théâtre fait d'humilité et de compassion, d'où émergent les grandes remises en question de l'existence et où chacun y trouve son compte.
Plusieurs spectateurs qui auront vu l'une ou l'autre de ces productions nous confieront qu'ils souhaiteraient renouveler l'expérience le plus souvent possible. Personnellement, je compte bien leur en donner l'occasion à nouveau et je continuerai à m'impliquer dans ce genre de production qui, bien que présentée une quinzaine de fois, peuvent avoir des répercussions majeures dans un avenir rapproché. J'en reparlerai.
vendredi 23 mars 2007
Lentement, la beauté

Je suis à Montréal depuis une semaine maintenant. Nous y présentons la pièce Lentement la beauté. En 2003 les membres du Théâtre Niveau Parking (www.theatreniveauparking.qc.ca) offraient au public de Québec cette création collective, fruit de longs mois de travail et de nombreuses heures d'improvisation. L'accueil fut enthousiaste de sorte que 4 ans plus tard, après avoir visité l'ensemble du territoire québécois et s'être produit près de 100 fois, nous nous sommes reinstallés à Montréal pour cette série de représentations.
Nous nous produisons cette fois-ci au Theatre Denise Pelletier (www.denise-pelletier.qc.ca), pour moitié devant des groupes d'étudiants de niveau secondaire. Et là encore, l'accueil est formidable. Les deux avants-premières jouées cette semaine nous ont encore prouvé que nous ne nous étions pas trompés avec cette création. La "run" de spectacles devrait être des plus agréable d'autant qu'elle coïncide avec le printemps qui s'installe. Je suis fleur bleue ? Pourquoi pas. On n'a qu'à lire le message qui précède pour constater que je ne n'ai pas tout à fait l'impression de vivre sur un nuage...
Restons positifs. Restons positifs... restons positifs. Et continuons de célébrer, lentement mais surement... LA BEAUTÉ.
mercredi 14 mars 2007
L'enlisement
Ma pauvre nation, le Québec.
Je suis citoyen d'un pays travesti en province, endormi, scéloré, kapout qui élève l'ignorance et la bêtise au chapitre des vertus. Il ne fait pas bon penser et réfléchir en ce pays. Mieux vaut geindre et se vautrer dans l'immobilisme et l'ignorance. Craindre et se terrer en attendant la catastrophe, ce jour où nous constaterons que nous n'existons plus en tant que nation progressiste, ouverte et culturellement développée mais plutôt que nous restons une nation obscurantiste, frileuse et incapable de percevoir et de célébrer les vertus de l'Homme.
Je ne peux m'empêcher de m'exprimer aujourd'hui sachant de toute façon que je prêche dans le désert, sachant que ma parole ne vaut pas grand chose et, honnêtement, je préfère presque n'être pas entendu sachant qu'il ne fait pas bon avoir des idées aujourd'hui à moins que ce ne soient celles qui pullulent sur les ondes des radios poubelles de la Capitale.
Je réalise, en plein campagne électorale provinciale, que tout est presque perdu et j'attends ce jour où mes concitoyens nous diront : " la culture, on en a rien à crisser". Ce jour-là, qui ne m'apparaît plus être très loin, je partirai, emmenant avec ma famille avec moi et nous chercherons une île déserte ou une méga-ville branchée sur l'avenir pour nous réinstaller. Car j'ai la triste impression que mon pays s'enlise pour de bon.
Je suis citoyen d'un pays travesti en province, endormi, scéloré, kapout qui élève l'ignorance et la bêtise au chapitre des vertus. Il ne fait pas bon penser et réfléchir en ce pays. Mieux vaut geindre et se vautrer dans l'immobilisme et l'ignorance. Craindre et se terrer en attendant la catastrophe, ce jour où nous constaterons que nous n'existons plus en tant que nation progressiste, ouverte et culturellement développée mais plutôt que nous restons une nation obscurantiste, frileuse et incapable de percevoir et de célébrer les vertus de l'Homme.
Je ne peux m'empêcher de m'exprimer aujourd'hui sachant de toute façon que je prêche dans le désert, sachant que ma parole ne vaut pas grand chose et, honnêtement, je préfère presque n'être pas entendu sachant qu'il ne fait pas bon avoir des idées aujourd'hui à moins que ce ne soient celles qui pullulent sur les ondes des radios poubelles de la Capitale.
Je réalise, en plein campagne électorale provinciale, que tout est presque perdu et j'attends ce jour où mes concitoyens nous diront : " la culture, on en a rien à crisser". Ce jour-là, qui ne m'apparaît plus être très loin, je partirai, emmenant avec ma famille avec moi et nous chercherons une île déserte ou une méga-ville branchée sur l'avenir pour nous réinstaller. Car j'ai la triste impression que mon pays s'enlise pour de bon.
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